Vendredi 13 mai, à 21h20, le Détachement International du Muerto Coco sortira de sa caravane pour monter sur la scène du Senghor et vous prouver que si vous y croyez assez, peut-être il y aura un poney.
Rien que ça.

La magie
la vraie, la fausse, la pailletée,
la foireuse et les autres
celle qui nous concerne tous
et qui n'est qu'un prétexte
pour parler du reste
la magie, c'est la magie.
Raphaëlle Bouvier et Maxime Potard sont comédiens de formation. Mais maintenant ils essaient de se spécialiser dans le transgenre, dans l'hybride, le bidouillage sonoro-vocalo-électronico-performatif. Ils s'occupent de poésie (sonore, contemporaine, musicale). D'en écrire, d'en dire, d'en mettre sur des scènes. « Ouais / c'est dur à décrire correctement / bon, il faut venir voir ». Roman Gigoi est musicien – clavier, clarinette. Il accompagne le travail du Muerto Coco depuis le début de leur histoire commune, en 2012. Après avoir présenté les Lectures [z]électroniques en Caravane Sonore l'an dernier, le Muerto Coco revient au Fiestival cette année pour y donner une version réduite de sa création plateau, « et si vous y croyez assez, peut-être il y aura un poney », texte écrit par Raphaëlle Bouvier sous forme d'investigation poétique et documentaire, autour du thème de la magie.

Je suis magicien mandingue algérien kabyle
tunisien kanak néo-zélandais turc finlandais
péruvien canadien kurde slovaque chilien
mexicain anglais égyptien suédois irlandais
inuit basque et catalan.
De mes mains naissent l'or et le feu et le
diamant et la source de vie qui te rendra
éternelle. Je suis le magicien aux multiples
mains qui te rendra la jeunesse la santé ta
femme ta libido ta maison ton travail ta
grand-mère et ta foi en l'humain.
Je suis le magicien.
Plus d'infos sur ce spectacle sur le site du Muerto Coco.
Et quelques vidéos pour vous mettre en appétit.
Photographies © Ferhat Mouhali