Tisserande de formation, Tamara « écoute plus souvent les choses que les êtres, car ce sont ses ancêtres qui parlent » (Birago Diop).
Elle travaille le saule, le jonc, l'argile, la terre, arrangeant le sens et la matière organique dans ce qu’elle a d’éphémère. Collectionneuse de trésors botaniques, elle affectionne particulièrement les mousses et les lichens : vous la trouverez souvent en train de caresser l'écorce des arbres recouverte de duvet.
Après s'être lavé les mains, Tamara vocifère au violoncelle, par la poésie, par la voix. Elle déclame seule ou accompagnée. Chants autant que textes. C’est selon.
Ses performances l'ont amenée à traverser l'Europe avec un groupe d'improvisateurs français et de poètes noirs américains pour partager « Baldwin En Transit», une exploration de l'aliénation culturelle. Elle présente simultanément avec des minimalistes de la « neue muziek » basés en Allemagne, «Seeds», une interprétation musicale de son poème/court métrage, Oryza Glaberimma (une variété de riz endémique à l’Afrique de l’Ouest).
Plus récemment, Tamara écrit et joue les textes de Earthtalk, une performance en tournée avec 6 musiciens de jazz s’inspirant des paysages sonores.
C’est avec beaucoup de joie, de fierté et d’enthousiasme qu’elle s’embarque depuis peu dans les aventures de Bœuf sans viande.
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