Artistes de tous les fiEstivals
Vivant parmi les vivants. Écrivain, poète, plasticien belge francophone d’extraction hainuyère.

Depuis plus de 20 ans, Otto Ganz occupe une place particulière dans l’espace littéraire et pictural francophone, belge et au-delà. La matière d’Otto Ganz est dangereuse, déjantée, comme une roue folle… une telle audace impressionne. Elle est moins d’un « esprit fort » que d’un authentique écrivain. (Caroline Lamarche, 2001).

Voix inclassable pour les uns (Véronique Bergen, 2018), « poète rare » pour les autres (Vincent Tholomé, 2017), ses critiques relèvent le paradoxe de l’essentiel et du contour qui constitue son cheminement. Sous une diversité d’expressions — poétique, romanesque, plasticienne —, l’œuvre d’Otto Ganz se confronte aux expériences-limites et s’adonne à la traversée des apparences. La radicalité de son geste se traduit dans le choix de la densité. Une densité atomique de la pensée et une densité intensive du verbe qui se tiennent au plus loin de la pesanteur et des conventions. (Véronique Bergen, Le Carnet et les instants, mars 2020).

Une dizaine de romans (Éditions les Éperonniers, Blanche, Hors Commerce, maelstrÖm reEvolution, etc.) et autant de recueils de poésie (Éditions du Cygne, maelstrÖm reEvolution, Le Taillis-Pré, L’Amourier, L’Arbre à Paroles, etc.) tracent un univers complet dans lequel s’impriment les vibrations de notre époque, revisitées par une recherche littéraire et artistique stricte. On le sait : ouvrir un livre d’Otto Ganz est à chaque fois une expérience forte, une visite de labyrinthe. Une visite d’un monde circulaire où l’on se cognera trente-six fois à des murs mal éclairés. Où l’on perdrait son temps à chercher un fil d’Ariane. Où il nous faut accepter d’avancer par sauts. Petits bonds de grenouille. Comme si Otto Ganz inventait le chemin au fur et à mesure. (Vincent Tholomé, Le carnet et les instants, 2017).

Ce chemin, Otto Ganz le découvre autant qu’il l’invente via toutes voies possibles, polyphoniques parfois (Denys-Louis Colaux, Anne Gilbault) mais toujours singulières : poétiques et romanesques mais aussi picturales et plastiques. Toutes ces voies visent un identique absolu, innommable, souvent déçu mais inlassablement redéposé sur le métier.

Quelques présences en anthologies et catalogues d’artistes, un prix de l’Académie Royale (Prix Polak 2005) et une fierté : la réédition de La vie Pratique (éd. Blanche, Paris, 2001) dans la collection patrimoniale Espace Nord en 2017.

« De la littérature dont on aurait soigneusement fait fondre le gras. » (Vincent Tholomé, 2017)

Rien du tout
Pour autant qu’il l’englobe

Un bluesman blanc, un mélodiste noir, de veine noire
Denys-Louis Colaux

Otto Ganz possède cette vertu à nulle autre pareille du viscéral pudique et de l’obscène élégant.
Pascal Perrot

Il publie chez maelstrÖm des livres qui sont les fruits d’un travail à quatre mains : L’arbre d’Apollon (roman) avec Denys-Louis Colaux, Ecce Homo (poésie) avec Werner Lambersy, On Vit drôle avec Anne Guilbault (coédition Adage/Maelström), La Toute fine ombre des fleurs avec la plasticienne Catherine Amathéü, et Manifeste de figuration contemplative (compAct #12) avec Catherine Amathéü. En 2015 il publie Mille gouttes rebondissent sur une vitre (l'Arbre à paroles, Amay).

Du fond d'un puits, paru dans la collection 414 (livres doubles dont un est à offrir), a reçu le Prix Eugène Schmits de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.

Son nouveau livre Prière de l'exaltation sort en mai 2021 dans la même collection 414 devenant ainsi le premier auteur avec deux titres dans cette collection.

Photo © Olivier Gilgean

 


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